Signe de Lhermitte

Structures / Pathologies ciblées :signe de lhermitte

  • Atteintes médullaires diverses (myélopathies, sténose canalaire, spondylolisthésis…), sclérose en plaque, radiculopathies

Procédure :

Le patient est assis le long de la table, jambes tendues. Le thérapeute amène passivement la tête du patient en flexion afin de mettre en tension la partie postérieure du cordon médullaire et observer l’apparition de douleurs irradiantes aux membres et le long de la colonne vertébrale1.
Des variations sur la position du patient sont nombreuses dans la littérature. Ce signe a été originellement décrit sans distinction de la position du patient (assis, debout, couché ou à l’effort)2. Différents auteurs proposent la mise en évidence de ce signe en position assise jambes tendues afin d’augmenter la sensibilité du test.1

Interprétation :

Le signe de Lhermitte est positif et en faveur d’une atteinte médullaire ou d’une sclérose en plaque si :
  • Le test déclenche une vive douleur ou des sensations « d’électricité » le long des 4 membres.
Le signe de Lhermitte peut indiquer la présence d’une radiculopathie (d’origine discale, foraminale ou autre) si :
  • Le test déclenche des irradiations le long d’un des deux membres supérieurs, reproduisant la douleur habituellement ressentie par le patient.
Une flexion spontanée des membres inférieurs du patient peut être observée pendant la flexion de la colonne cervicale. Cette réaction antalgique est appelé « signe de Brudzinski », et peut évoquer la présence d’un syndrome méningé5.
Si l’apparition des symptômes lors de la flexion cervicale évoque une atteinte intrinsèque de la moelle (démyélinisation entre autres), leur apparition lors de l’extension (« Reverse Lhermitte Sign ») pourra évoquer une atteinte plutôt extrinsèque (ostéophyte, compression discale ou tumorale)3

 

Validité :

Sensibilité / Spécificité
Auteurs Sensibilité Spécificité
Non disponible - -

Peu d’études ont exploré la valeur diagnostique de ce test. La littérature disponible met en avant l’inconstance de ce signe chez les sujets pathologiques (sensibilité faible).4

Tests associés :

Références:

  1. Magee D.J. (2008). Orthopedic Physical Assessment
  2. Lhermitte, J. (1929). Multiple sclerosis: the sensation of an electrical discharge as an early symptom. Archives of Neurology & Psychiatry, 22(1), 5-8.
  3. Kempster, P. A., & Rollinson, R. D. (2008). The Lhermitte phenomenon: variant forms and their significance. Journal of Clinical Neuroscience, 15(4), 379-381.
  4. Khare, S., & Seth, D. (2015). Lhermitte's Sign: The current status. Annals of Indian Academy of Neurology, 18(2), 154.
  5. Verghese, A., & Gallemore, G. (1987). Kernig's and Brudzinski's signs revisited. Reviews of infectious diseases, 9(6), 1187-1192.
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